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Sœurs de Saint Vincent de Paul « Servantes des Pauvres » de Gijzegem

Sainte Vierge Marie

Joachim et Anne , couple bienheureux ! Aujourd’hui , toute la création vous est redevable : par nous , elle a offert au créateur le don , de tous les dons le plus excellent , une Mère vénérable , seule digne de celui qui t’a créée ! Heureux parents , d’où nous est sorti un Germe tout immaculé ; Merveille des merveilles de Dieu , paradoxe suprême ! Oui , l’inexprimable incarnation de Dieu , pleine de condescendance , devait être précédée par cette merveille . . .

Sainte Vierge Marie

Le huit septembre, nous célébrons la naissance de la VIERGE MARIE . Cette fête très ancienne , prend sa source dans le proto évangile de Jacques . Cette traduction qui remonte aux premiers temps de l’ Eglise , a pris forme peu à peu et s’est fixée au VIIème siècle.

La fête de la nativité de MARIE est l’occasion surtout pour nous de nous mettre en présence de CELLE qui a eu le courage de dire OUI , sans condition , à DIEU.

Le même jour , nous nous rappelons la mort de notre fondatrice Elisabeth de Robiano.

Nous remercions le Seigneur pour tout ce qu’elle a accompli , surtout pour les pauvres.

La baronne Lecandéle.

EN ROUTE AVEC…

Présentation du thème

La communication au XXIeme Siècle prend une place importante dans notre monde. Elle permet aujourd’hui avec les médias et la nouvelle technologie de communication (NTC) de réduire les distances entre les hommes et les femmes de notre planète. Les relations vécues à distance ouvrent à des horizons même très lointains.

Notre fondatrice, cette bienfaisante et audacieuse Dame, n’a-t-elle pas traversé des frontières pour aider les missions en dehors de la Belgique, sa terre natale ? La correspondance abondante avec les différentes personnes de diverses couches sociales, lointaines ou proches, sans oublier celle avec les membres de sa famille et les sœurs, nous indique bien combien et comment elle tenait à la communication comme moyen efficace de renforcer les liens avec eux, de les conseiller ou de recevoir des conseils, de partager leurs joies et peines, etc.

De même pour Saint Vincent de Paul, en parcourant sa correspondance abondante avec des multitudes de personnes, quel que soit leur rang social. Ainsi que ses nombreux entretiens, ont été des moments privilégiés pour communiquer, informer et instruire ses collaborateurs à la suite du Christ et au service des pauvres.

Quelques textes

1.Lettre du 28 août 1813 à Pauline lors de sa première communion

Il n’y a guère qu’un an, chère Pauline, que toute la solitude du cœur de la plus tendre des Mères se portait sur votre sœur aînée au moment si important de sa première communion; J’éprouvais tous les sentiments qu’une vive et solide tendresse peut inspirer. Dieu qui voit encore ce cœur aujourd’hui dans une même circonstance, y retrouve les mêmes sentiments pour vous ma Pauline. Je vous dis donc comme à votre sœur : depuis que vous existez, ma Chère enfant, je n’eus qu’une pensée qu’un sentiment : vous offrir au Seigneur »

L.Pirson P .37

2.Entretien du baron et de la baronne Lecandèle avec l’évêque

… Quelques jours avant le départ de Monseigneur de Broglie pour la France, le baron et la baronne Lecandèle s’entretinrent avec l’évêque de leur désir de venir en aide aux nécessités sociales de la région ainsi que de leurs essais infructueux. C’est alors que Monseigneur leur conseilla d’ouvrir une école pour les enfants pauvres …

La baronne considéra comme un saint devoir le conseil laissé par monseigneur de Broglie… Elle adressa une demande au curé Dumortier qui en parla à la supérieure du couvent. Une réponse favorable fut envoyée à Gijzegem avec la réserve que la sœur cédée ne serait à la disposition de la fondation que pour un an. A Moorslede une élection eu lieu ; sœur Barbara Cool fut désignée. En janvier 1818 elle quitta sa communauté accompagné d’une élève de dix-sept ans, Sophie Engels La baronne reçut la sœur Barbara avec beaucoup de sympathie et, le 21 janvier, s’ouvrit l’école à filer ».

L.Pirson, p. 98-99

3.Lettre du 21 septembre 1843 adressée à sœur Marie-Louise écrite à Bulscarnpveld

« Je reçois toujours avec un vrai plaisir de vos nouvelles, bonne et chère sœur Marie-Louise, mais vous me dite rien des santés de nos pauvres malades à qui je porte tant d’intérêt; veuillez le leur dire. Je regrette de ne pas voir votre bonne Mère, je le regrette d’autant plus que Monseigneur ignore l’excellente éducation que reçoivent ses pauvres et combien on est content d’elles dans les services où elles entrent. Quoiqu’il en soit, c’est toujours bien pour moi. . Je vous recommande tout’ particulièrement ma bien aimée Elise qui part à l’instant un peu souffrante, pour Postel, où le devoir l’appelle. Vous comprenez l’inquiétude que cela me cause mais quand le devoir parle, tout doit se taire ».

Pirson, p. 180

4.Lettre de Postel du 19 mars 1856 adressée à sœur Marie-Louise et à toutes les sœurs

« …si j’ai tardé si longtemps de le leur dire c’est que le bon Dieu à permis que le mal d’yeux, que j’emportai de Gijzegem se développe au point de me rendre toute application presque impossible, j’en éprouve de sérieuses inquiétudes dans ma vie toute solitaire. Je dois à mes yeux la seule distraction, la facilité de m’occuper continuellement.

…Au revoir, s’il plait à Dieu, mes bonnes chères sœurs. J’assiste souvent en esprit à vos moments de réunion, à la lecture, à la récréation, à la chapelle, voire même au dîner ou je me tiens invitée dès que je serai à Gijzegem. En attendant, jouissons de cette bonne union de cœur en celui de notre bon Jésus ».

Pirson, p.192

5.Lettre de Humbeke du 16 novembre 1860 adressée à sœur Marie-Louise.

« J’ai reçu votre bonne lettre contenant les affectueuses invitations de vous toutes avec la plus profonde sensibilité et le regret le plus vif que le bon Dieu m’impose le pénible sacrifice de ne suivre pas l’attrait de mon cœur en allant passer la Sainte Elisabeth chez vous toutes et occuper au moins quelques instants la gentille chambre où , je l’espère bien, je passerai quelques instants l’année prochaine Mais vieille comme je le suis on prétend que ce serait tenter la Providence de voyager uniquement pour le plaisir par ses temps rigoureux.

Je pars donc d’ici mercredi le 21 pour Anvers, où j’ai affaire et le lendemain, s’il plaît à Dieu je rentrerai auprès de mes enfants à Postel pour ne plus sortir qu’à la belle saison.

Je désire bien apprendre que les sœurs aient passé une bonne et gaie récréation, en pensant que mon cœur est au milieu d’elles. Je remercie nommément vos bonnes et chères supérieures Cécile et Dymphne…Amitiés spéciales aux chères vieilles sœurs ».

Pirson, p. 193

6.Lettre de Bulskampveld du 19 novembre 1950 adressée à sœur Rosalie ei les novices

«… votre lettre est toute bonne tout aimable et me fait le véritable plaisir de me donner l’espoir que toutes vous aimez votre Sainte Règle et vos constitutions, elles sont la voie du ciel pour vous mes bonnes. Soyez bien convaincues que là rien n’est petit et que notre fidélité non seulement à votre Sainte Règle mais aussi aux moindres coutumes déperd votre sanctification… ».

Pirson, p. 193

7.Lettre du 26 novembre 1853 à sœur Rosalie et aux novices

La baronne — alors octogénaire lui écrit :

Ô mes chers enfants, appréciez chaque jour davantage le bonheur de votre sainte vocation, profitez des jours précieux de votre noviciat pour vous fortifier dans les vertus principales de votre état : l’humilité et zèle. La première est ie solide fondement de tout bien. Connaître notre misère, nous dire souvent que nous sommes le balai entre les mains du Maître si sage qui le dirige En effet, qu’est-ce que le balai par lui-même ? Meuble sans valeur et le plus objet de la maison, privé de toute espèce d’utilité si une main ne le dirige. Cependant appropriant tout si il est docile et bien conduit

Pirson. p. 193-194

Ce que nous enseigne Saint Vincent sur la communication

Vous devez vous présenter au moins tous les mois à la directrice pour lui rendre compte de voire conduite. Ô mes filles, que c’est une sainte coutume en votre Compagnie ! N’y manquez pas. Mais que votre communication soit sincère et cordiale. Parlez-y non seulement de vos manquements, mais encore du bien que vous faites, par la grâce de Dieu, et cela pour l’épurer. Si vous omettez de vous communiquer à elle, vous vous mettez en danger de donner lieu à la tentation; car, voyez-vous mes filles, Dieu dit au juste de bien faire ie bien qu’il fait. C er est pas assez de porter les médecines, la nourriture et même d’instruire les malades, s vous ne joignez à cela la vertu que Dieu demande de vous. La communication avec votre directrice vous aidera beaucoup à l’un et à l’autre.

Conférences aux Filles de la Charité, 1952, p. 151

 

Elisabeth de robiano (SSP)

Hymne de la province du Congo (SSP):

 

Réf./ : Ils sont aussi nos frères et nos sœurs ces malheureux, ils ont aussi besoin d’amour et de tendresse

1.Seigneur nous entendons ton appel en faveur des orphelins. Et tu nous envoies pour être témoins de ton amour auprès des handicapés

2.Seigneur, tu nous choisis, tu nous envoies, Pour instruire les illettrés. Et tu nous envoies pour être témoin de ton amour auprès des pauvres.

3.Seigneur, nous apprenons qu’ils n’auront rien, les pauvres tes amis,Toi tu es pourtant tout notre avoir à tout jamais.Tu nous suffis Seigneur.

4.Il faut une maman pour tes amis, qui cherchent un peu d’amour. Madame de Robiano un jour a répondu à ton appel Seigneur.

5.Des filles du Congo, du Brésil et du Cameroun, tout comme de Gijzegem. ont suivi Madame la Baronne en répondant à ton appel Seigneur.

 

En route Avec . . .

EN ROUTE AVEC….

OUVERTURE A LA COMMUNICATION

INTRODUCTION

Avec Elisabeth de Robiano, nous continuons notre marche. Avec elle nous sommes en route vers le bicentenaire de l’Institut. A travers les différentes routes déjà étudiées, nous avons pris connaissance des vertus qui ont caractérisé sa vie que nous essayons d’imiter dans notre vie quotidienne et qui nous aide à nous engager avec audace au service des pauvres.

Maintenant, nous allons étudier son ouverture à la communication. La communication dans notre monde contemporain favorise de façon permanente le contact entre les hommes et les femmes. La Communication aujourd’hui renforce les liens entre les humains et traverse les:;-frontières. Elisabeth de Robiano nous en a montré l’exemple à travers son aide aux missions lointaines, et à travers sa correspondance avec les différentes couches sociales Saint Vincent de Paul en a fait de même.

Que l’exemple de notre Fondatrice et de notre saint patron nous inspire, afin que l’ouverture à la communication soit pour nous une manière d’être prophète auprès du peuple de Dieu, surtout les plus pauvres. Comme saint Vincent de Paul, que «la communication devienne pour nous servante des pauvres, des moments privilégiés pour communiquer, informer, instruire les hommes et les femmes à la suite du Christ et au service des pauvres».

A notre niveau, que la communication renforce nos liens de fraternité, et qu’elle nous rapproche les unes des autres en vue de construire des communautés où chaque membre s’épanouit et se réalise et où le pauvre est accueilli à temps et à contre temps.

Chères sœurs, Que l’ouverture à la communication d’Elisabeth nous aide à ce que nos communications contiennent des paroles constructives et non destructives. Que l’esprit saint nous illumine et nous y aide.

 

 

 

Elisabeth de Robiano .

LETTRE DE LA FONDATRICE

 

Adressée aux premières sœurs à la veille de la Toussaint 1819.

En cette soirée où nous nous préparons à célébrer la fête de tous ceux qui règnent avec Dieu dans le ciel, mon cœur et toutes mes pensées se tournent particulièrement, avec la plus grande tendresse, vers vous toutes qui m’êtes chères. Je songe à vous, je prie pour vous et je désire ardemment que vos vertus puissent vous unir aux bienheureux, vous toutes, mes chères enfants.

Cette espérance est fondée en moi sur la grande estime que j’ai de votre vocation. Heureuses enfants, servantes des pauvres, élues entre tant de milliers d’autres pour une œuvre si élevée et si méritoire. Grande doit être votre récompense si, fidèles à la grâce, estimant votre sainte Règle plus que toutes choses créées, vous l’observez jusqu’à la mort. Je dis: si vous l’observez dans la simplicité du cœur, car c’est cela que le Seigneur exige. Oui, grande sera alors votre récompense.

Mais, hélas! Grand serait aussi le compte à rendre s’il arrivait que vous fussiez infidèles à la Règle; ou, ce qui serait encore pire, si vous l’observiez en apparence, mais ne l’estimiez pas assez dans votre cœur, ou si vous ne possédiez pas le véritable esprit exigé de vous.

C’est bien là, chères enfants, ce que je crains le plus et ce qui me fait trembler. Examinez-vous toutes pendant cette belle octave, considérez que nombreuses sont celles qui, par l’accomplissement des devoirs de votre état, sont maintenant dans le ciel, et demandez-vous ce qu’elles faisaient, comment elles les faisaient, etc. La réponse est facile: toute avec simplicité, humilité et charité. Demandez-vous alors et recherchez de quelle manière vous faites vos actions. Désirez-vous toutes les emplois les plus bas? Ne cherchez-vous en rien le regard du prochain? Vous est-il absolument indifférent que telle œuvre soit accomplie par une autre? Ou voudriez-vous tout faire vous-même et pensez-vous que rien n’est bien fait sinon que par vous? Je dis ceci particulièrement pour celles qui sont à l’école, car il n’est pas rare que sous prétexte d’un faux zèle, on veuille s’attirer tous les enfants.

Hélas! hélas! Celles qui travaillent de la sorte sont bien loin de pouvoir espérer la moindre récompense, elles ne travaillent pas pour Dieu: on reconnaît l’arbre à ses fruits. Aussi serai-je fort préoccupée de vous, mes chères enfants, aussi longtemps que je ne verrai pas briller en vous les vrais fruits de l’humilité, de la simplicité et de la charité. Vraiment, verrais-je l’une d’entre vous posséder tous les dons, réaliser toutes sortes de merveilles, je tremblerais surtout pour elle, à moins de découvrir, pour le dire en un mot, qu’elle est la plus humble, la plus simple, et surtout un modèle de charité.

Charité, charité entre sœurs! Ah! Voilà ce que je voudrais voir briller en vous toutes et, avec la grâce de Dieu, j’espère poser cette vertu comme pierre de fondation.

Chères enfants, examinez-vous à ce propos sans vous faire illusion. C’est en effet à ce propos que vous serez jugées. Je vous recommande aussi de ne pas négliger de vous examiner sur la sobriété dans la nourriture, car il est fréquent qu’on y manque par inadvertance. L’ennemi de notre âme sait bien qu’une grande sobriété constitue un bon moyen de le vaincre; le contraire vous expose donc facilement à la chute.

Chères enfants, voyez par cet avertissement combien grand est l’amour et le souci que j’ai pour votre âme; ceci, je ne puis l’exprimer. C’est pour elle et pour la gloire de Dieu qu’est tout mon désir.

Le temps de notre vie est court: la mienne particulièrement ne paraît pas devoir durer longtemps. Ce serait donc folie de vouloir demander quelque chose pour moi, mais je demande pour vous, je demande pour la gloire de Dieu, que dans cette maison qui commence, vous fassiez si bien vivre l’esprit de saint Vincent de Paul que, dans le ciel, vous ne soyez pas seulement récompensées pour votre vertu, mais aussi pour tout ce qui suivra aussi longtemps que durera la maison.

Je vous assure toutes de ma tendre affection pour toutes les chères sœurs.

B. de Gijseghem.

 

Elisabeth de robiano

BREF HISTORIQUE DE L’INSTITUT

UNE ŒUVRE DE DIEU

’Semblable à un grain de sénevé … ‘’

(Mt 13, 30)

‘’Les œuvres de dieu ont leur moment. Sa providence les fait pour lors et non plus tôt ni plus tard’’ (SV).

Notre congrégation naquit au début du 19e siècle de la rencontre entre la misère du temps et le génie d’une femme au cœur ouvert et généreux.

Les besoins de la population des campagnes flamandes appauvries par la révolution française et par les guerres de Napoléon, incitèrent les Seigneurs de Gizegem et particulièrement la Boronne Lecandele, née Elisabeth de Robiano, à ouvrir un hospice pour vieillards. Ce premier projet échoua et Mgr de Brogile, évêque de Grand et ami de la famille, suggéra à Madame Lecandele d’ouvrir une école pour enfants pauvres, alors privés de toute instruction.

La fondatrice confia cette école à sœur Barde Cool (1777 – 1850), une religieuse des sœurs de Notre-Dame Ten Bunderen de Moorslede et à deux jeunes filles qui désiraient se consacrer à Dieu. Sœur Barbe-cool quitta pour un an Moorslede. Le 21 janvier 1818, fête de sainte Agnès, l’école s’ouvrit avec quatre élèves choisies parmi les plus pauvres. Elles y recevraient les rudiments de la lecture, de l’écriture et du calcul, un enseignement religieux et apprendraient à filer, d’où le nom de ‘’Spinhuis’’ donné à l’école, nom maintenu jusqu’à ce jour pour designer la maison-mère.

Il ne semble pas qu’à ce moment, la baronne de Gijzegem ait songé à fonder une congrégation religieuse mais bien à assurer aux enfants pauvres du village un minimum d’instruction et cela, d’une façon durable. Sœur Barbe garda le costume de sa congrégation et les jeunes filles prirent celui des novices. Elles vécurent d’abord sous la conduite de la fondatrice, selon les règles et usages apportées par sœur Barbade. Au début de l’année 1819, sœur Barbe se trouva devant un choix : rejoindre sa congrégation comme prévu ou rester à Gijzegem, dans la petite communauté religieuse naissante. C’est cette alternative qu’elle choisit, en plein accord avec ses supérieurs. Une nouvelle congrégation était née.

La fondatrice, aidée par le Père Vince Lemaitre S.J. de Grand, choisit alors pour nos premières sœurs la règle que Saint Vincent de Paul avait donnée aux filles de la charité, en y apportant quelques adaptations de détail. Nos premières règles communes furent approuvées par Mgr de Brogile, le 13 mai 1819. Le 14 décembre de la même année, sœur Barbe et ses deux compagnes : Sophie Engels (1801 – 1867) et Amélie Pattijn (1803-1869), prononcèrent leurs premiers vœux temporaires dans la nouvelle congrégation des Sœurs ‘’servantes des Pauvres’’.

Le 29 juillet 1835, pour la première fois, septante religieuses prononcèrent leurs vœux perpétuels. La fondatrice, qui avait suivi de prés la formation et les activités des sœurs, s’était progressivement retirée de la direction de la congrégation depuis 1831. La première supérieur générale, sœur Marie-Louise de Wilde, fut élue en 1836. De nombreuse communautés avaient déjà été fondées en Belgique, à commencer par celle d’Anvaing, dans le diocèse de tournai, le 22 septembre 1820.

Pour répondre au développement rapide de la congrégation, les règles remaniées furent approuvées par Mgr Delebecque, évêque de Grand, le 08 septembre 1840, puis à nouveau le 8 décembre 1857. Le 30 avril 1860, à la demande de Belgique, le siège Apostolique accorda un décret de louange à la congrégation.

A la mort de la fondatrice, le 8 septembre 1864, la congrégation comptait 222 sœurs et 32 communautés établies dans quatre diocèses belges. L’instruction des enfants pauvres restait l’activité principale des sœurs, mais elles répondaient également à d’autres besoins tout aussi pressants : le soin des personnes âgées et malades à domicile, la prise en charge des orphelins.

En 1896, répondant à l’appel du Pape Léon XIII, notre Institut fut parmi les premières congrégations européennes qui envoyèrent des religieuses en Amérique latine. Nos sept premières sœurs s’établirent au Brésil, d’abord à Olinda, le 23 mai 1896, puis à Sao Paulo. Un novicat y fut ouvert le 22 septembre 1905. A partir de ce moment, l’Institut devint international, le 30 octobre 1946 cette fondation fut érigée en province.

Le 23 octobre 1930, un groupe de six sœurs arriva au Congo Belge, l’actuelle République du Zaïre, et fonda une mission à Vaku, dans la région du Bas-Congo. Un novicat y fut ouvert le 22 août 1957. La fondation du zaïre fut érigée en province le 9 septembre 1969. A cette même date la Belgique. Berceau de l’Institut, fut aussi érigé en province. Dès lors le gouvernement général devient une entité distincte au service de l’ensemble de l’Institut.

Pour répondre aux exigences du Code de Droit canonique promulgué en 1917, il a fallu une fois de plus, revoir les constitutions. L’approbation définitive fut accordée le 10 janvier 1949 par le siège apostolique. La congrégation devint alors un institut de droit pontifical.

Le Concile Vatican II, invita toute les congrégations religieuses à revoir leurs constitutions dans l’esprit d’un ‘’retour aux sources’’. En réponse à cet appel, le chapitre général spécial de 1969 mit en chantier une refonte de nos constitutions. Fidèles au charisme et à la spiritualité qui animent l’Institut depuis ses origines, ces nouvelles constitutions furent retravaillées au cours des chapitres généraux de 1971, de 1977 et de 1983. Le texte définitif reçut l’approbation du siège apostolique le 2 février 1985.

Le 27 juillet 1987, un nouvel élan missionnaire porté par les provinces de Belgique, du Brésil et du Zaire, se concrétisera par une fondation au Cameroun dans le diocèse de Maroua – Mokolo. En 1989, cette fondation devint un district dépendant du gouvernement général.

Le 21 janvier 1988, la province du Brésil, pour mieux répondre aux besoins spécifiques des différentes régions de cet immense pays, fut divisée en province du Brésil Sud-Est et province du Brésil Centre – Ouest.

En 1995, la province du Brésil Sud-Est a fondé une communauté en Argentine, dans le diocèse de Quilmes, au sud de Buenos Aires.

Le dynamisme apostolique et l’amour préférentiel pour les pauvres qui caractérisent l’Institut l’invitent à élargir sans cesse ses horizons pour aller dans le monde à la rencontre des plus démunis.

Le chapitre général de 1989 avait constaté que l’évolution récente de l’Institut et l’application du nouveau Code de droit Canonique de 1983 exigeaient une révision partielle des constitutions et du livre complémentaire. Les modifications nécessaires furent approuvées par le chapitre général de 1994. Le texte révisé des constitutions reçut l’approbation du siège apostolique le 8 septembre 1995 et fut publié en 1996 avec les normes complémentaires également révisées.